Seb Mellia accusé de viol : "On me fait passer pour un monstre", l'humoriste prend la parole pour la première fois

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Le milieu du cinéma, de la télévision et du spectacle va mal. Ces derniers mois, de grands noms à l’image de Gérard Depardieu, Nicolas Bedos, Benoît Jacquot, Jacques Doillon et bien d’autres sont visés par des accusations d’abus et de violences sexuelles. Si les mentalités changement encore difficilement, il n’en reste pas moins que six ans après le scandale du #MeToo les langues se délient de plus en plus et les actrices ou autres personnalités du 7e art sortent de plus en plus du silence. C’est dans ce contexte que le 12 janvier dernier, l’humoriste belge, Florence Mendez avait révélé sur ses réseaux sociaux avoir regroupé plus d’une vingtaine de témoignages de femmes accusant l’humoriste Seb Mellia de comportements sexuels déplacés, voire violents, incluant carrément des rapports sexuels non consentis. Elle avait alors lancé le mouvement #MeTooStandUp en poussant les victimes présumées à se rendre devant la justice pour porter plainte.

« Mon silence n’est pas un aveu »

Suite aux accusations de Florence Mendez, l’humoriste Seb Mellia a choisi de garder le silence les premiers jours avant de poster un message écrit sur sa page Instagram le 22 janvier dernier. Il avait alors écrit en légende d’une publication entièrement blanche : « Mon silence n’est pas un aveu. J’ai mis du temps à réagir, car j’ai été submergé par ce qui m’arrivait, choqué et aussi anéanti. » Commence-t-il avant d’ajouter : « Si j’ai pu offenser certaines de mes partenaires dans le passé, et sans le vouloir, par un comportement inapproprié, je le regrette profondément et m’en excuse auprès d’elles. Cependant, il y a des limites que je n’ai jamais franchies et je nie toutes les accusations de viol d’une quelconque manière que ce soit. » S’il avait déjà avoué s’être saisi de la justice pour éclairer toute cette histoire, il a finalement choisi de s’exprimer face caméra ce dimanche 11 février en story Instagram.

« On me fait passer pour un monstre »

Si depuis cette fameuse publication l’humoriste de 39 ans n’avait pas repris la parole, ce dimanche 11 février 2024 il s’est finalement affiché face caméra en story Instagram pour se défendre. « J’ai mis du temps à parler parce que ce que j’ai vécu était traumatisant » débute-t-il avant d’ajouter : « Je n’ai jamais vécu un truc aussi violent. » Très affecté par l’ensemble de la situation, il évoque avoir fait « une dépression » et continue : « On me fait passer pour un monstre. Je vois des descriptions faites de moi, mais ceux qui m’ont côtoyé savent que ce n’est pas vrai ». S’il déplore les personnes qui se servent de son histoire et les pointe du doigt : « Ce qui me rend fou, ce sont les opportunistes, qui se servent de cette histoire pour tirer la couverture, pour faire du buzz, c’est absolument immonde. Que ce soient des garçons ou des filles », il évoque aussi faire confiance en la justice : « Je vais laisser faire la justice parce que je ne sais pas qui m’attaque : ce sont des témoignages anonymes. » Explique-t-il avant d’ajouter : « Ça peut paraître facile de dire “on laisse faire la justice”, mais je ne peux rien faire d’autre. C’est comme des terroristes : ils arrivent, ils sont sûrs de leur idéologie, ils savent ce qu’ils font et ils détruisent tout ».

Une vidéo qu’il conclut en expliquant : « Je vais essayer de me reconstruire un peu » confirmant que ses dates de spectacles sont pour le moment toutes maintenues.

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